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Aix-la-Chapelle (ou Aachen en Allemand).


Nous sommes partis un samedi matin, vers les 9h pour rejoindre (pour la première fois) un couple de Canadiens et leurs petites filles, nouvellement postés en Allemagne eux aussi, pour un "day trip" à la découverte de notre nouvelle région! Nous nous sommes rejoints à Aix-la-Chapelle (Aachen), une ville d'environ 240 000 habitants à 30 minutes de chez moi. 
Aachen était la ville de résidence de Charlemagne, c'est lui qui aurait fait construire la chapelle (la cathédrale) dans les années 790 (c'est vieux longtemps!). Cette ville a déjà appartenu à la France de 1794 à 1814, mais a été reprise par l'Allemagne par la suite. Elle est aussi la première ville allemande  à être tombée lors de la Seconde Guerre mondiale. Bref, beaucoup d'histoire pour cette charmante petite ville. 


Une journée ce n’est pas suffisant pour tout voir. On partait sans plan de match, on voulait juste flâner dans les rues, voir la cathédrale, découvrir... J'ai quand même totalement été charmée par les bâtiments couleur pastel et toutes ces fleurs accrochées aux fenêtres. Ah et j'ai aussi tellement aimée les statuettes dorées de licorne, chevalier, princesse, posées ici et là sur la devanture des immeubles. La fifille en moi à été conquise. Ah et, sur la même rue j'ai aperçu le Zara, le MAC Cosmetics, le H&M et le Mango... Allo la perfection! 


Vous voyez la tête de chevalier? Je suis en amour avec ces statues.


Quand le "motton" me monte à la gorge parce que la journée à été un peu plus dure ou que l'ennui me prend et que mes proches me manquent et bien, ce genre de petit "day-trip", ce sentiment de gratitude face à la découverte d'une nouvelle partie du monde, ça te remet sur pied et te rappel comme l'aventure que tu vis présentement est merveilleuse. 

J'ai déjà hâte d'y retourner! Et d'y apporter ma visite... hihi

Direction: Brooklyn cruise terminal.


New York, USA
28 juillet 2014
Terminal de Brooklyn

Nous y voilà au terminal de Brooklyn. Il y a des taxis jaunes par dizaine venant y débarquer des gens qui s'apprête eux aussi à traverser l'Atlantique. Des montagnes de bagages, de la bonne humeur, des employés dehors présents pour prendre nos valises et les apporter à notre cabine. Déjà, c'est le luxe.

Le bateau est immense, il semble tout droit sorti d'une carte postale, d'un film, d'un livre... Des centaines de personnes sont là, bagages à la main. Impossible de savoir s'ils monteront à bord de ce château flottant ou s'ils en descendent. Tout est si gros, nous avons peine à croire que dans quelques heures ce paquebot sera notre maison pour les 8 prochains jours. 

Une chose est frappante: le nombre de personnes âgées. Nous sommes l'une des rares jeunes familles qui monteront
à bord. J'essaie encore de savoir si le sourire et les yeux des gens qui nous aperçoivent disent: "Oh! Quelle charmante famille!" ou plutôt: "Merde! On aura jamais la paix avec ces petits monstres...". Tant pis.

Après avoir franchi la sécurité, le questionnaire médical et les cartes d'identification, il est temps de patienter pour l'appel de notre numéro afin de procéder à l'embarquement... Tout est tellement officiel. Après l'embarquement des membres du club diamond, etc (des VIP qui ont déjà plusieurs croisières en banque ou beaucoup beaucoup de sous, je ne veux même pas m'imaginer combien coutent leur billet de croisière), ce sera notre tour. Durant ce temps la, j'observe beaucoup... Je ris un peu (dans ma tête!), c'est tellement gros pour moi. Des drôles de personnages, des personnes qui semblent en général heureuses, des couples, des gens seuls, quelques familles, quelques enfants... 
Et je pense au Titanic aussi. Par la grosseur et la prestance du bateau, on ne peut pas faire autrement que de faire le lien. 

Dire que j'ai toujours rêvé de faire une croisière... C'est aujourd'hui que ça se passe. 


Ma première date avec la ville qui ne dort jamais.


Je n'y avais jamais mis les pieds, mais je connaissais déjà New York, parce que tout le monde connait NY! Les films, les séries télés, les livres... J'avais une idée de la grosseur, de la hauteur des immeubles, du rythme de vie, des klaxons et des gens... des gens partout! J'ai tout de même été estomaquée devant l'ampleur de Manhattan, et je me suis promis d'y retourner un jour, parce qu'une soirée ce n'est pas assez! 

Nous avions loué une chambre d'hôtel en plein Manhattan, un emplacement parfait qui nous a permis, malgré la fatigue de notre journée de voyagement, de sortir un peu et de marcher quelques pas afin d'aller visiter Central Park. Tellement impressionnant comme tout d'un coup, la folie de la ville fait place à un paysage vert (mais tout de même bourré de monde...).


J'ignore si je serais capable d'habiter un endroit comme celui-là, mais je sais que ce sera la place parfaite pour un futur voyage de filles! Malgré le bruit constant et le monde à pu finir, j'ai été passionnée par l'immensité de cette ville... Nous avons même vu l'Hotel Empire (GG addict) mais je n'ai malheureusement pas croisé le beau Chuck Bass. Durant un moment, je me voyais déambuler dans les rues avec Blair et Serena! Ahhh je m'énerve un peu là, mais c'était vraiment super! Mes amies, commencez à ramasser vos sous... C'est un rendez-vous pour 2018! 

 Ce n'est qu'un au revoir New York, nous nous reverrons assurément bientôt!

Notre journée entre ciel et terre (et les aéroports).


On ne se le cachera pas, voyager avec les minis ce n'est pas l'idéal. Tout ce que tu fais, tu le fais dans le but de garder tes petits monstres en mode relaxe (AH AH AH) pour que le trajet se fasse le mieux possible, sans crise de bacon, crise de larmes, ou bêtises. Des enfants c'est des enfants, il y a des choses que nous pouvons contrôler avec eux, mais plusieurs que nous ne pouvons pas. On peut juste se souhaiter le meilleur et espérer leur bonne collaboration, mais tsé, faut pas trop leur en vouloir si ça ne tourne pas comme prévu. Ah ces deux petits sacs à surprises! 

Avant mai mes enfants n'avaient jamais monté à bord d'un avion, ni même d'un autobus. L'auto seulement, là ou les déplacements se passaient plutôt bien. Depuis mai, ils ont eu leur baptême croyez moi! 9 avions différents, 1 autobus, 1 bateau de croisière... Tout ça en 3 mois et demi! On s'envient des experts en la matière! Ce n'est pas facile pour autant, mais on apprend chaque fois. Et ce que nous avons appris surtout c'est qu'aucun trajet/vol d'avion n’est pareil... Hiii lala. 


Avant deux ans les enfants voyagent gratuitement (ou presque!) à condition de les prendre sur soi. Nous ne sommes pas riches riches, donc même si avoir Elliot sur soi tout le temps des déplacements aériens n'est pas la chose la plus facile du monde (un vrai sport olympique qui donne des sueurs), nous choisissons cette option pendant que c'est encore possible. L'un de nous deux (Daniel ou moi) commence avec le monstre sur les genoux et quand la patience suit pu, on passe à l'autre! Je vous jure, ça tire du jus un petit homme de presque 2 ans qui veut tout faire sauf rester en place. Mais on y arrive!

Nos premières expériences en avions avec les enfants s’étaient bien déroulées du point de vue nausées, mal de l'air et surtout VOMIIII! Donc on se trouvait vraiment chanceux nos enfants étaient des petits champions! Mais, le vol entre Ottawa et Toronto a été l'exception à la règle. Même pas décollé, lors de l'embarquement des passagers (alors que nous étions déjà embarqués et installés à cause du préembarquement des familles avec enfants) Elliot a complètement aspergé de vomi la lignée de passagers qui allait prendre place. La honte. Vraiment, ça commençait mal notre journée de voyagement... Daniel grognait vraiment fort (c'est lui qui avait Elliot sur les genoux lors du petit accident puant), moi je m'excusais auprès de nos voisins de rangés pour l'inconvénient... Lili criait qu'elle ne voulait pas toucher à Elliot parce que sinon elle allait vomir aussi. Ah, la joie. On en a rit plus tard... moi en tout cas! hihi Il est tellement cute Elliot...


Sinon, faut aussi mentionner qu'on voyageait avec 2 bancs d'auto, une poussette pas vraiment ergonomique, 4 grosses valises, 2 carry on, un gros kit militaire et 1 sac de jouets. Tout un challenge! Plus jamais (en tout cas j'espère). Notre connection à Toronto en direction de New York à été des plus essoufflante. Courir comme des fous avec les bébés dans les bras pour ne pas manquer notre avion,  sentir le vomi (et prier le ciel pour ne pas en recevoir plus)... J'ai déjà connu mieux comme expérience. Tout est bien qui fini bien (ou presque) nous nous sommes rendu à l'aéroport de New York (un banc d'auto en moins, il a fallu attendre le prochain vol de Toronto pour le récupérer!) et avons eu notre baptême de taxi jaune! AH AH AH trouver un taxi qui loge notre montagne de bagages... Finalement nous avons trouvé un taxi-van adapté pour les chaises roulantes donc un super gros coffre arrière! Tout le monde avait sa place, valises, bancs et poussettes comprises. 

Direction downtown Manhattan! Hotel Courtyard Marriott pour une nuit, le rythme de vie, les grattes-ciel, les magasins, central park... Mes yeux ne savaient plus où regarder... J'avais l'impression d'être dans Gossip girl! Bon j'exagère à peine là... Mais chose certaine, nous ne pouvions pas aller se coucher! Trop à voir! Ah New York...


On déménage. Jour 1-2-3-4, les plus plates.


 Il y a exactement un mois que ces photos ont été prises, je me souviens encore de tout, comme si c'était hier. Le bout le plus plate d'un déménagement je crois vraiment que ces celui-là. Faire les boites, avoir une maison plus trop habitable, vivre entre l'hôtel et la maison... Dans notre situation ce n’est pas nous qui avons à faire les boites et les déménager! L'équipe débarque chez toi et en l'espace de quelques heures, ta maison ressemble à un entrepôt de boites de carton. Les boites s'empilent, les pièces se vident... C'est vrai de vrai. On déménage.


Heureusement, Lili avait ses petites amies d'à côté avec qui jouer, se baigner pendant que la maison se faisait emballer. Elle n’a rien vue aller ou presque. J'imagine que c'est mieux comme ça, pour plein de raison. Elle aime tellement jouer avec les voisines, dans ce temps là il n’y a rien d'autre qui compte. 
C'est ça la naïveté de l'enfance. Des fois j'aimerais bien en avoir encore un peu... 


Tout s’est bien déroulé. L'empaquetage, le remplissage du sea-container, l'entreposage... Ce n’est pas un petit déménagement quand tu quittes pour un autre pays. Beaucoup de choses à faire et à penser, suffisamment pour nous stresser un peu. Nous avions bien hâte que tout ça soit derrière nous! Je pense que Daniel à perdu quelques cheveux de plus durant ces jours-là! hihi

La dernière journée a été intense en émotion. La fatigue mêlée à tout ça, les larmes se sont vite pointées. Une fois la maison vide, j'ai repassé les pièces une par une et tellement de souvenirs me revenaient en tête. Des beaux moments, des moments plus tristes, je revoyais le fils des deux dernières années passer... Je suis allée chercher Lili chez les voisins avant de refermer la porte pour une dernière fois, je lui ai demandé si elle souhaitait aller voir sa chambre pour une dernière fois (ah que je suis sentimental!) et elle m'a répondu: "Je n'ai pas besoin maman, ma chambre je vais m'en souvenir pour toujours dans ma tête. Je ne l'oubli pas." Je suis repartie à pleurer. Ahhh ces grandes paroles de petits bouts. Oui ma Lili tu as raison, moi aussi je vais toujours la garder dans ma tête, ma petite maison de la rue Bourgneuf et dans mon coeur surtout. 

J'ai refermé la porte sur tous ces beaux souvenirs, mais absolument prête à en créer de nouveaux. Ah, la vie.


La «Schultüte», un cornet pour les nouveaux scolarisés.

L'Allemagne est un pays plein de belles coutumes et traditions. Ça tombe bien puisque j'adore ça! Je crois sincèrement que le plaisir d'une aventure d'expatriation en famille, comme nous sommes entrain de vivre, passe par le désir de se renseigner sur l'histoire, l'existence et le pourquoi de ces moments bien particuliers, unique au pays et de se prêter au jeu afin de partager ces expériences passionnantes avec les petits.
Crédit photo: Margot et Anne Frank
Il existe cette vieille tradition allemande, datant du 19ème siècle, ou lors de la première journée d'école les petits déambulent dans les rues avec un grand cornet remplis de surprises: la «Schultüte». Ce grand cornet autrefois fait en tissus, maintenant davantage en carton et vendu dans la plupart des magasins à la fin de l'été, est remis aux nouveaux écoliers par les parents ou les grands-parents, dans le but de souligner l'importance de cette étape dans la vie de l'enfant et aussi afin de diminuer les angoisses face à cette première journée d'école. Cette tradition souligne le passage de la petite enfance à l'âge des apprentissages.
Hier soir j'ai préparé le cornet pour Lilirose et ce matin, après lui avoir tressé les cheveux, j'ai pris 5 minutes pour lui raconter cette vieille tradition et lui offrir sa «Schultüte». J'avais glissé dans son cornet des nouveaux crayons de couleurs, des bâtons de colle, des Gummi bears Haribo (bonbons traditionnels allemands), du chocolat, un petit jouet... Ses yeux brillaient, elle était si fière! Et moi j'étais si contente de souligner cette belle journée avec cette tradition magnifique.
Ahhh belle Germany!

Ce que la canadienne trouve bizarre.


Quand tu changes de pays (voir même de continent en ce qui nous concerne) tu réalises que le monde est différent et que ce qui est fait chez toi est pas nécessairement fait ailleurs. Qui fait la meilleure chose? Qui à les bonnes réponses? Deux questions auxquelles nous ne pouvons pas répondre, il faut tout simplement s'adapter et prendre tout ça en riant. Ça fait partie de l'aventure!

Je débute une nouvelle petite série: "Ce que la canadienne trouve bizarre." là ou je vous partagerai, avec un brin d'humour, les petits détails ou les choses qui me sont parues étranges depuis que nous sommes arrivés en Allemagne et qui nous rappel à chaque fois, que nous sommes bien loin de notre Canada.

Vous êtes prêts?

1. Les paniers payants.
Je me souviens avoir vu ça quelques fois dans les aéroports ou peut-être une fois dans un magasin canadien mais ici c'est vraiment toujours comme ça, tu dois avoir une pièce de monnaie avec toi pour prendre un panier à l'épicerie (ou ailleurs!) car ils sont tous verrouillés avec une chaine.


2. Les fenêtres.
Les maisons allemandes ont généralement beaucoup de fenêtres! Géniale, plus de lumière naturelle dans ma maison, je ne chiale pas. Il va seulement falloir que je les lave plus souvent que celles que j'avais au Canada si je veux être au standard des ménagères allemandes vraiment a cheval sur le ménage et la propreté de leur maison extérieure. C'est vraiment un peuple fière, il n'est pas rare de voir les femmes balayer leur trottoir et laver leur perron. C'est intense. Je vous en reparlerai.
Pour en revenir aux fenêtres, elles ont un fonctionnement différent des notres qui sont en grande partie coulissante ou à manivelle. Ici elles sont munies d'une poignée, si tu mets la poignée à l'horizontale la fenêtre s'ouvrira comme une porte, par en haut alors elle s'inclinera du haut vers l'intérieur (photo) et si la pognée est par en bas, la fenêtre est barrée. Un petit apprentissage de plus hihi La première fois que j'ai vu le haut de la grosse fenêtre se canter vers l'intérieur j'étais certaine que la fenêtre me tombait dessus, le cœur m'a arrêté. OUF!
Ah et il a aussi ces panneaux qui recouvrent les fenêtres de l'extérieur lorsqu'on le souhaite! Quelle merveille! Plus besoin de toile pour couper la lumière lors du dodo. A première vue, nous qui ne sommes pas tellement habitués, on dirait que les fenêtres sont barricadées, ce n'est pas tellement beau mais oh combien pratique!
 



3. Les fameuses serrures.
Comment avoir l'air conne? Rester embarrée dehors non parce que tu as oublié ta clef, juste parce que tu n'es pas capable de débarrer ta porte! Le système de serrure est pas pareil comme au Canada et vraiment ça ne me rentre pas dans la tête. Tourner à gauche, faire deux tours... Bref, vous voyez je ne suis même pas capable de l'écrire. J'imagine que ça viendra comme tout le reste... C'est juste tellement drôle quand la femme de ménage (german only!) cogne à la porte et que toi tu passes 2 minutes a essayer de lui ouvrir la porte en zigonnant dans la serrure avec ta clef de l'intérieur (parce que je suis peureuse et que je barre ma porte quand l'homme n'est pas là), OMG la gêne. Elle avait dont l'air de me trouver empotée lorsque j'ai enfin réussi à lui ouvrir!

On se donne rendez-vous la semaine prochaine pour un autre top 3 de choses bizarres dans mes yeux de canadienne? Il en aura assurément encore beaucoup...