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Expatriation : L'éloge de nos précieuses amitiés.


Mon amie est partie. Ce matin, en étant bien consciente que l’émotion me gagnait tranquillement, j’ai ravalé quelques fois en fermant la porte. J’ai ressenti que toutes deux on ne voulait pas s’attarder avec les « Bye! Bye! », on a fait ça vite. Comme si on allait se revoir demain soir, y’a rien la. À tantôt! Je n’ai pas pleuré, pas cette fois et ce malgré le fait que les dernières semaines ont été fabuleuses et tellement thérapeutiques pour moi. Définitivement, j’aurais bien gardé Maude et Steve près de nous encore longtemps, tout le temps. T’sais je veux dire du même côté de l’océan, dans le même pays et dans la même ville! Maude c'est ma meilleure amie, c'est la marraine de Lili, elle fait partie de ma vie depuis tellement longtemps. Notre relation m’avait manquée dans les derniers 14 mois, plus que je pensais, mais, mais, MAIS... Je ne pouvais pas pleurer parce que j’étais en même temps tellement reconnaissante des moments fous que nous venions de passer ensemble, nous n’aurions pas pu demander mieux. 



Depuis le début de cette expérience d’expatriation, j’ai volontairement mis de côté les moments plus durs, les embuches, les jours moches et j’ai partagé beaucoup plus souvent le « beau » de l’aventure. Je ne le fais pas pour cacher la vérité ou prétendre nager dans le bonheur, oh que non. Je le fais seulement parce que me concentrer sur mes petits et grands bonheurs de mon quotidien me fait du bien et me permet de continuer de foncer. En écrivant et mettant ma créativité à l’action derrière ma caméra, ça me fait prendre conscience de toute la chance que j’ai et me pousse à adopter une attitude positive jour après jour (du moins j’essaie). Je n’en ai pas beaucoup parlé sur le blogue, mais vous vous doutez sans doute, des moments où le moral ne suivait plus, il y en a eu dans la dernière année. Ce que j’ai probablement trouvé le plus dur c’est d’être loin de notre monde. Et lorsque je dis « de notre monde », j’entends par la ma famille, mais aussi et surtout mes bonnes vieilles amies. J’ai rencontré des gens extra ici, c’est une chance de pouvoir les côtoyer et vivre l’expérience européenne en même temps qu’eux. Nous avons une superbe communauté canadienne outre-mer et j’en suis reconnaissante. Mais vous savez ce que je veux dire… Une amie avec qui raconter sa journée ou encore mieux, une amie avec qui « être », dans la plus grande authenticité, en toute simplicité, sans devoir parler… Profiter du moment à deux, et « vivre » les silences sans la moindre goutte de malaise. Vous savez ce genre d’amitié qui ne s’achète pas et que seul le temps, le respect et l’amour peuvent fabriquer. Ça, ça, ça! Ça m’a manqué! Oh god, tellement. J’ai la chance d’en avoir quelques exemplaires de cette précieuse amitié moi de l'autre côté de l'océan, quelle chance j’ai!


Bref, ce mois d’octobre fut un pur bonheur et un beau gros vent de fraicheur pour continuer d’avancer et pour me préparer à affronter les mois gris de l’Allemagne qui s'installent doucement. C’est exactement ce dont j’avais de besoin. L'amitié c'est le remède à bien des maux. 

Il y a eu Paris et l’Irlande aussi. La Belgique et un petit peu d’ici, bien sûr. Mais le plus important dans tout ça c’est que nous étions enfin ensemble et que j’ai pu partager avec mon amie, en temps réel, un petit bout de notre vie européenne. Il n’y a rien comme le contact humain, le vrai de vrai.

Prost!  Cheers! Chin chin!

À l’amitié, la vrai de vrai. 
Peu importe la distance et le temps qui passe. 

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