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Santorini, mon rêve en bleu et blanc. (Partie -1)


La première fois que j'ai eu conscience de la beauté de la Grèce est probablement lorsque j'ai écouté le film d'adolescente, Quatre filles et un jean. Ça vous dit quelque chose hein?!  Ensuite il y a surement eu cette soirée pyjama avec ma meilleure amie, installées devant le film "Mamma mia!", cette fabuleuse comédie musicale (sarcasme ici) où l'action principale se déroule chez les Grecques. Je suis tombée sous le charme encore et encore. Le film était so so mais les paysages étaient à couper le souffle. C'était dorénavant devenu ma destination de rêve. Un jour j'allais y mettre les pieds. 

Je ne suis pas la fille avec des tonnes de rêves, bon comme tout le monde je souhaitais avoir une belle grande famille et une maison pleine d'amour et de bonheur, des enfants en santé, un emploi qui me passionne... Les classiques quoi! Je ne suis pas une rêveuse très originale. Visiter la Grèce était cependant le rêve que j'avais pour mon petit bonheur perso, juste pour moi parce que je savais que j'avais y trouver une vue parfaite à mes yeux, une joie immense d'être physiquement à un endroit où j'avais si longtemps rêvé d'être.  Quand le petit bateau qui nous amenait à Oia sur l'île de Santorini à accosté au pied de mon rêve, je n’ai pas pu faire autrement que d'avoir un petit "ouf!" par en dedans. C'est aussi beau que je l'avais imaginé.


Lorsque tu arrives sur l'île de Santorini, il faut savoir que tout se passe dans les hauteurs. Alors... il faut monter! Il y a quelques options, le funiculaire, le dos d'âne, les marches... Nous avons fait nos courageux et malgré la chaleur déjà bien présente ce matin la, nous avons choisi de monter à pied. Je ne vous dis pas que ça a été facile, mais heureusement la vue n’était pas pire et nous avons arrêté souvent pour l'admirer. Ces images de Lili me font tellement rire... 


Je crois qu'il n'y a pas de mots suffisamment forts pour vous décrire comme c'est beau Santorini. Ce "splash" de couleurs vibrantes qui nous saute aux yeux rend le blanc des bâtiments et des maisons si doux, si plaisant à regarder. Les plantes vertes, les fleurs fuchsias, les toits et les portes bleues... Tout s'harmonisait à merveille. Ce que je voyais était bien fidèle à la Grèce de mes rêves. Mes deux seules déceptions, ne pas y être resté assez longtemps et cette librairie fermée (bouhhh). J'avais espoir, j'ai repassé devant à 3 reprises en me disant qu'elle devait être sur le point d'ouvrir... Et non, pas de chance! 


Cette photo de moi n'est pas ma meilleure et elle est une des seules que j'ai de moi (l'inconvénient d'être celle qui traine la caméra!). Je n'ai jamais autant brillé de la face et j'aurais grandement eu besoin d'un touch up de poudre matifiante, mais il faisait extrêmement chaud... En faite je m'en fou, je l'adore. Je l'adore parce que je me souviens bien de ce moment et de comment je me sentais en dedans, mes yeux démontrent à quel point j'étais heureuse et reconnaissante d'être là. C'était au bout d'une petite rue, un chemin prit au hasard, nous sommes aboutis devant cette vue paradisiaque. La mer Adriatique, les îles grecques, les bateaux sur l'eau et Santorini dans la montagne... de toute beauté! 


Silence = Therapy, c'est ce qu'il était écrit sur la petite enseigne à côté de la porte. J'aurais bien voulu me prêter à cette thérapie durant des heures moi, c'était si paisible. Les enfants eux avaient la bougeotte, on y retournera un jour, je me le suis promis (sensation de déjà vu ici...). La journée n'était pas encore finie, je voulais tout voir de Santorini! 

La commune d'Alberobello, Italie. Capitale des trulli.


Bari qui? Bari de quoi? Qu'est-ce que cet endroit? Sérieusement, quand j'ai vu cette halte dans notre itinéraire de croisière, ça ne me disait absolument rien. Ce n'est pas vraiment le genre d'endroit que tu mets sur ta liste de place à voir avant de mourir (et pourtant...) pour la seule raison que probablement tu ne connais juste pas ce petit bijou d'Italie. Ici, nous sommes dans le talon de la botte. 

J'ai fait mes recherches (merci pinterest, encore) et je suis tombée sur Alberobello, une petite ville qui semblait tout droit sortie d'un conte de fée. Comment une place comme celle-ci peut-elle avoir été construite, c'est irréaliste. Bien qu'on disait que la ville même de Bari était belle à visiter, moi c'était cette commune que je voulais voir, rien d'autre. L'halte était de 5 heures, Alberobello était à 1h15 du port de Bari, il ne fallait pas niaiser.

En sortant du bateau, nous avons approché les taxis disponibles tout près pour connaître le coût du trajet aller-retour, 135 euros (environ 200$ canadiens, outch!). Heureusement, nous sommes arrivés en même temps qu'une famille chinoise tellement charmante qui souhaitait elle aussi aller visiter les trulli (petites maisons), nous avons partagé le taxi. Hourra pour le portefeuille!


Ouh la. La ride de taxi était un petit peu stressante, les italiens... ces chauffeurs si doux (hum hum)... J'ai pensé une couple de fois que nous allions tous mourir, mais non, nous nous sommes rendus et sommes revenus en un morceau. Le trajet en valait bien la peine...

Alberobello là où on retrouve tout plein de petites maisons blanches en pierre et au toit conique gris que l’on appelle des trulli. C'est particulier, je comprends bien pourquoi ce lieu fait partie du patrimoine mondial de l'UNESCO. Sur quelques-uns des toits on peut apercevoir des symboles, à ce qu'on dit ce sont des symboles religieux. J'ai eu la chance de visiter un trullo (au singulier, des trulli au pluriel) et bien que ce soit super bien fait, je ne suis pas certaine que j'aimerais y vivre. C’est petit et tellement mystérieux! C'était vraiment toute une aventure que de se promener au travers ces maisons blanches, pour plusieurs encore habitées... J'avais un peu l'impression d'être dans un lieu qui avait figé dans le temps, complètement apport de tout ce que j'avais vu jusqu'à là. Les enfants n'ont pas eu de difficulté à s'inventer des histoires de fées et de lutins, le décor était tellement propice! J'avais presque envie d'y croire aussi.

 Le monde est si grand, si différent et si impressionnant. Je n'en reviens pas encore. C'est une escapade que je n'oublierai pas de si tôt. 



Terreur nocturne, je te hais.


Il est 21h15 et je viens tout juste de sortir de la chambre de Lili, je suis allée lui tenir la main après l'avoir entendue me réclamer du plus profond de son petit être. Elle a tellement hurlé fort, je me suis redressée dans ma chaise. Vous savez, ce genre de cri qui te saisit et qui te fait courir vers ton enfant parce que tu sais que ça ne va pas. Un cri de petite fille perdue et effrayée. Un cri qui fait mal au coeur de maman. Il y avait déjà pourtant plus d'une heure qu'elle s'était endormie. Une routine comme les autres, pas de film d'horreur ni d'histoire effrayante. Je savais bien lorsque je l'ai entendu et que j'ai vu l'heure, qu'encore une fois on avait le droit à une de ses terreurs nocturnes qui l'habite de temps en temps depuis que nous sommes ici. Ce n'est pas la première fois, ça lui arrive souvent. Je hais ces moments... Je les déteste tellement. Et c'est probablement parce que je ne peux rien y faire, mis appart les regarder passer alors que je souhaite qu'une chose, la rassurer, la prendre dans mes bras. Ça va mon amour, maman est là... 

Quand j'entre dans sa chambre elle est allongée dans son lit, la tête sur l'oreiller et pleur à chaudes larmes. Elle crie, elle se raidit, elle me regarde et elle réclame sa maman. Je suis là, mais elle ne me voit pas. Pourtant ses beaux grands yeux verts sont bien ouverts, grands ouverts. Elle me fixe, mais j'imagine que dans mon visage elle voit quelqu'un d'autre. Pendant ces longues minutes, je suis un monstre? Une sorcière? Une méchante dame? J'ai essayé tant de fois de la prendre dans mes bras, d'ouvrir la lumière, de la secouer un peu pour la réveiller. Rien à faire, rien ne marche. Elle est dans son rêve, dans sa tête, les yeux fixés sur moi et elle veut seulement sa maman. Une petite fille qui demande la sécurité des bras de sa maman. La première fois que c'est arrivé, j'étais complètement affolée. God que ça fait mal voir son bébé dans cet état. C'est même un peu effrayant. J'ai lu sur le sujet, je me suis informée, il n'y a pas grand-chose à faire. Attendre que ça passe. S'assurer qu'elle ne tombe pas, qu'elle ne se fasse pas mal et laisser les minutes passer. 5, 10, 15 minutes... Ce n'est pas tous les jours, ça arrive de temps en temps. C'est l'âge. C'est peut-être tous les changements. Heureusement, ça finit toujours par finir, merci mon dieu. Quel soulagement. 

Ce soir je suis allée dans sa chambre, je lui ai donné la main. Son petit coeur battait si vite, pauvre amour. Ses larmes coulaient, elle hurlait. J'ai essayé de lui flatter les cheveux pour la calmer, elle s’est raidie. Ça ne marchait pas. Je me suis mise à lui fredonner la mélodie des berceuses que je lui chante depuis qu'elle est au monde, elle a arrêté de crier. Elle respirait vite, me regardait encore avec un peu de méfiance. Ah! Que je déteste ces moments-là...


Et puis tranquillement ma belle Lili, tes yeux si apeurés se sont adoucis. Tu gémissais encore un peu. Je t'ai demandé si tu voulais que je te laisse seule, tu m'as dit non. Tu étais entre deux mondes, avec moi et dans ton rêve à la fois. Je suis restée. 

Chut, chut... C'est ok mon bébé, maman est là. 


Quelques minutes plus tard, comme chacune des fois, tu m'as regardée et tu m'as retrouvée. Tu as reconnu ma voix, mon visage, ta chambre... Et tu m'as dit, le plus normalement du monde: C'est fini maman. 


Je t'ai embrassée sur le front, j'ai replacé ta couverture et je suis sortie de ta chambre. 
Tu t'étais déjà rendormi, paisiblement.


Demain matin quand je te demanderai si tu as bien dormi, tu me diras oui. 




Elle ne se souviendra de rien demain. Ils disent qu'il vaut mieux ne pas leur rappeler leurs épisodes de terreurs nocturnes, que ça pourrait les rendre anxieux à l'heure du dodo. J'ai hâte que cette phase se termine, le sentiment d'impuissance qui m'habite lorsque ça se produit est tellement intense. Ramenez-moi les licornes et la barbe à papa! Une Lili qui chante ou rit en dormant, qui me raconte ses histoires de fées et de princesses à paillettes... 


Un stop à Burano, île de la lagune.

Une fois à Venise, il y a aussi les îles de la lagune qu'il ne faut pas manquer. Facilement accessibles avec le vaporetto (+ ou - 30 minutes de bateau, selon celles que tu souhaites voir), ces îles magnifiques valent amplement le détour. Avant notre voyage, j'avais fait quelques lectures sur les îles de Murano, Torcello et Burano, mais mon choix (par manque de temps pour faire les trois) s'était arrêté sur la dernière. Notre passage à Venise aurait vraiment été incomplet sans cet après-midi sur l'île de Burano...


Burano ou marcher sur un arc-en-ciel... Ça doit pas mal se ressembler! Je n'avais jamais vu autant de couleurs vibrantes dans un même quartier. Trentremoult, ce village de pêcheurs tout près de Nantes (France) que j'ai adoré, m'avait fait un peu le même effet, mais je crois que Burano est encore plus éblouissante. 


Il faisait chaud, extrêmement chaud. Je revois encore Elliot les joues rouges et les cheveux tout trempés (il ne tolère pas beaucoup la chaleur, pauvre coco). On cherchait l'ombre tout comme les kiosques de gelato, de pops et toutes autres boissons rafraichissantes. Je ne suis pas une fille du sud, j'étouffe quand c'est trop chaud, je deviens impatiente. Je me suis trouvée un peu nounoune d'avoir booké un voyage dans la Méditerranée au début septembre en pensant que ça allait surement être pas si pire. OUF! Plus jamais. Mais bon, j'ai rapidement dit à la petite voix dans ma tête de se taire un peu, ce n'est pas tout les jours qu'on se retrouve parmi tant de beauté. Ce qui m'a vraiment fait triper c'est de voir les gens vivre dans cet environnement. Leur quotidien. Leurs vêtements sur la corde à linge. Ça me fait capoter d'imaginer à quoi ressemble leur vie. Vivre dans autant de couleurs... C'est fou! L & E ont adoré courir dans les ruelles entre les maisons, là où les touristes ne vont pas vraiment parce que la plupart reste dans les places principales. Il faut sortir du monde, aller voir plus loin pour y voir vraiment l'âme de l'île, ressentir la vibe et essayer de connecter avec l'endroit... 

La moindre des choses que nous pouvons dire c'est que nous avons quitté Burano le sourire aux lèvres (comment faire autrement?) et complètement éblouis par toutes ses couleurs.  


Bonjourno Venezia ! Notre 48h à Venise, Italie.


Ahhh Venise, Venise! J'avais tellement hâte de partager les photos de ce voyage avec vous tous, ma famille et mes amis qui me manquez tellement. C'était la première étape de notre croisière méditerranéenne qui avait comme port d'embarquement Venise. Nous aurions été un peu stupides de ne pas prendre deux journées de plus à nos vacances pour pouvoir découvrir cette ville merveilleuse qui était de toute façon, très bien placée dans ma liste de places à voir au moins une fois dans ma vie. C'est vraiment sous le soleil de feu (OMG que c'était chaud!) que nous nous sommes promenés et avons exploré ce petit bijou d'Italie. Entre les gondoles, les petites rues étroites, les stops crème solaire, gorgée d'eau et succulente gelato, on a vraiment trouvé notre bonheur en Italie...


Notre arrivée fut un peu chaotique, nous avons débarqué de notre autobus nous transportant de TREVISO à la Piazzale Roma avec nos deux grosses valises, une moyenne valise, un sac à dos et nos deux petits monstres déjà tannés de marcher sans même avoir commencé (ça allait bien...). Ne connaissant pas du tout Venise et le fonctionnement des vaporettos (système de bateaux publics), nous nous sommes dit que le 15 minutes de marche qu'estimait la navigation de notre cellulaire devait ne pas être si pire... ERREUR! C'était atroce. On a l'habitude de marcher énormément en voyage, même les enfants et j'ai la chance d'avoir un chum plutôt fort à qui porter les valises et le bébé sur le dos ne fait pas peur. Sauf que cette fois-là... OUF! Le soleil de plomb, la foule, les escaliers et les petits ponts à traverser (donc les valises à lever chaque fois), les enfants ET (surtout) notre tonne de bagages, tout ça ensemble ne nous rendait pas du tout la vie facile. Je pense qu'on a voulu mourir. Heureusement on a fini par se rendre sur le bord du Canale della Giudecca là où nous avons fait de notre mieux pour comprendre le système de transport (bateaux) en commun pour traverser sur notre petite île (la Giudecca) là où notre appartement était situé. Après avoir réussi à embarquer dans un vaporetto qui débordait de gens, nos deux minis et nos 286578647 valises, sac à dos, porte-bébé (j'exagère à peine)... Nous sommes arrivés! HOURA! 

Faut dire qu'il était rendu midi et que nous étions debout depuis 1H00 AM (oui oui) puisque l'aéroport ou décollait notre avion était à 2h30 de route de la maison et que nous ne connaissions pas du tout la place. Nous étions fatigués, nous avions chaud, les pauvres enfants étaient dues pour une sieste et ne s'enduraient pas l'un et l'autre... Bref, cette journée-là, je ne trouvais pas Venise tant plaisante!  Il y a aussi la méga giga crise de Lili ET Elliot en même temps à l'épicerie entre le salami pis le fromage, sérieux je les aurais vendus au marché cette après-midi-là... L'ENFER! Heureusement après une bonne sieste à l'air conditionné, j'ai retrouvé mon sens de l'émerveillement. Ah, les voyages! On en rit bien maintenant que c'est derrière nous...
Le lendemain, nous nous sommes levés du bon pied et avons attaqué Venise très tôt le matin avant que la chaleur se mette de la partie et les touristes comme nous attaquent les rue de la ville. Vraiment, c'était la meilleure de nos idées jusqu'à maintenant! ;)


Après nous être perdus dans les rues de Venise, perdus volontairement bien sûr parce qu'à ce qu'il parait c'est la meilleure façon de découvrir la ville, nous nous sommes arrêtés acheter quelques fruits frais dans un petit marché et nous nous sommes installés près du chemin des gondoles. Les enfants se sont amusés à faire des "bye-bye" aux gens dans les bateaux, nous avons vraiment ressenti la vibe de la place. C'était vraiment magnifique de voir les Gondoles défiler, on se croyait dans un film. C'est tellement une scène qu'on voit souvent à la télévision... Je nous trouvais bien chanceux d'être là et de profiter du moment ensemble. 


L'après-midi a tellement été belle, nous avons eu le temps de nous rendre sur l'île de Burano qui est un pur délice pour les yeux. Cette belle île, je vous la garde pour un prochain billet, vous tomberez en amour vous aussi. 

Nous avons profité de notre soirée tranquille sur la Giudecca, à regarder le soleil se coucher sur Venise, les petits en pyjamas... On est des abonnés des bonnes marches après le souper et le bain des enfants donné que voulez-vous, l'Italie ne nous à pas trop gênés. Notre journée à Venise est passée si vite, déjà le lendemain nous devions nous diriger vers le port pour embarquer sur notre navire et aller découvrir d'autres petites merveilles de la Méditerranée. 


^^Notre appartement avec vu directement sur Venise. À peine 5 minutes de vaporetto pour s'y rendre et une tranquillité qui fait du bien après une journée à visiter. Si vous cherchez un endroit où dormir à Venise, je vous recommande vraiment la place: ICI