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Les bouches de Kotor, Monténégro.


Apprécier, admirer, célébrer, savourer, écouter, reconnaitre... Ces mots je ne les lâche pas. Si je pouvais, je les roulerais en petite petite petite boule et je les glisserais dans le creux de leur oreille, en espérant qu'ils demeurent bien encrés au centre de leur tête et qu'ils grandissent en se les rappelant constamment. Tu vois la vie comme tu le veux bien. Tu fais ton bonheur. J'essaie de les garder le plus possible dans ce chemin. Mais bon à leur âge, ils ont besoin que je les ramène un peu et que je leur rappelle ces mêmes mots souvent. 

Ce matin-la sur le bateau, c'était justement un cas d'apprécier, d'admirer, de célébrer, de savourer, alouette...  Je leur avais expliqué qu'on allait voir quelque chose de beau et de grand, quelque chose qu'on ne voit pas tous les jours et qu'il fallait vraiment apprécier le moment. À ce que racontaient les internet, les livres de voyage et les voyageurs passés, l'entrée dans la baie de Kotor (Monténégro) était majestueuse... Il ne fallait rien manquer.


Nous avions mis le cadran pour 5h00, bien avant que le soleil se lève, alors qu'on distinguait encore à peine la différence entre le noir du ciel et la couleur de l'eau sur laquelle nous naviguions. Nous avons tiré les petits du lit en leur disant encore qu'on allait voir quelque chose de beau. Ils dormiront plus tard. Déjà lorsque nous nous sommes rendus à la cafétéria, nous commencions à apercevoir des petits points de vie s'illuminer dans les énormes montagnes qui nous entouraient.  On a avalé nos croissants rapidement, but notre café et nous nous sommes dépêchés de sortir sur le pont pour profiter, savourer, admirer le spectacle. Heille, c'est beau la terre. C'est beau en maudit. Nous n'étions pas les seuls à avoir mis leur cadran de bonne heure ce matin-là. 

Le rideau s'est levé tranquillement, en même temps que le soleil. Tout un show! Nous étions aux premières loges.


C'était calme et tellement plein de sérénité. J'avais l'impression d'être dans une peinture, dans une carte postale. C'était fascinant de voir l'ampleur des montagnes et ces petites maisons qui se nichaient à leur pied. Plus grand que nous. Plus on s'enfonçait dans la baie, plus la vie se faisait présente. C'est comme si Kotor nous disait bienvenus, nous ouvrait la porte de sa maison. Quel bel accueil! Dire que je ne connaissais même pas cet endroit.


Nous nous sommes enfoncés comme ça une bonne heure jusqu'à être complètement encerclés par les montagnes. C'était délicieux à voir. Et c'est là que j'ai surpris ma Lilou dire à son frère (je m'entendais moi-même parler, petite éponge) : « Ok Elliot! Prends des photos avec tes yeux! ». 

Right-on ma Lili! Tu as tout compris. Il y a de ces moments où il faut ouvrir grand grand les yeux et capturer toute cette beauté pour la garder précieusement à l'intérieur de notre tête, dans nos plus beaux souvenirs. Il faut se le dire, il faut s'arrêter pour apprécier. 

Et c'est comme ça que notre escale au Monténégro a débuté. La barre était haute pour la suite.


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