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Kotor (Montenegro), la vieille ville + VIDEO CROISIÈRE MÉDITERRANÉE 2015


Nous voilà déjà arrivés au dernier stop de notre belle croisière méditerranée qui a sincèrement passé au rythme de l'éclair. Rien d'ennuyant lorsque tu aimes la vie de croisière et que les haltes sont toutes plus belles les unes que les autres. L'Italie et la Grèce nous avaient éblouis et pour dire vrai, nous n'attendions pas autant de beauté de la vieille ville de Kotor qui en fait, s'est avérée à être le coup de foudre de mon homme. Nous avions même décidé de ne pas prendre d'escale avec la compagnie, d'y aller par nous même et juste sortir du bateau pour explorer tranquillement la ville qui était très facile d'accès comparativement à plusieurs autres où il fallait se payer un taxi ou un autobus pour s'y rendre. C'est parfois lorsqu'on ne s'attend à rien qu'on est le plus surpris. Ce fut tout à fait le cas pour Kotor où tout semblait si chargé d'histoire, du bonbon pour les yeux.


Nous sommes arrivés à Kotor très tôt le matin, la ville était presque déserte, les rues étaient encore endormies. C'est bien tant mieux parce que quelques heures plus tard, au moins 3 autres bateaux de croisière arrivaient dans la Baie laissant débarquer des centaines et des centaines de passagers. Pour une ville de cette grandeur (plutôt petite), ce n'est pas long que tu te sens étouffer par le monde. L'avenir appartient aux lève-tôt! C'est vraiment un conseil à retenir pour vos futurs voyages... Allez savourer la ville de bonne heure, la vibe est tellement différente.

Daniel avait lu qu'en montant jusqu'aux ruines qui surplombent la ville, la vue était à couper le souffle. Il n’avait juste pas vraiment lu sur le nombre phénoménal de marche qu'on devrait monter pour s'y rendre... Le temps nous semblait un peu incertain, un mélange de nuage bien lourd et de percées de soleil. Mais bon, puisqu'on ne pensait pas vraiment retourner à Kotor de si tôt, nous nous sommes dit qu'il valait mieux prendre la chance de s'y rendre. 3 euros pour avoir accès aux marches de pierre et se rendre jusqu'au sommet. Let's go! Que l'ascension commence! Je revois encore l'air découragé de ma petite Lili et ma face incertaine qui se demandait vraiment si mes gougounes bien cutes allaient tenir le coup. Vraiment, on n'était clairement pas équipés pour ça! Tant pis...


La montée se fait en plusieurs étapes. À quelques endroits des gens se sont installés des petites tables et vendent des bouteilles d'eau. Ils doivent vraiment faire la piasse (héhé je sors mon québécois! faire de l'argent, pour mes amis français), quelle belle place stratégique. Nous étions vraiment heureux d'être là tôt le matin avant que la grosse chaleur et l'humidité embarquent! C'était quand même très très chaud (vous pouvez en croire le chandail de mon homme qui dégoutait!). Ma fille m'a tellement épatée. Bon elle a chigné un peu, mais elle est parvenue à monter quasiment seule toutes les marches (merci encore une fois à mon homme fort qui par moment trainait Elliot sur le dos et Lili dans les bras!). Nous étions juste rendus à la moitié de la montée et déjà la vue était grandiose. 


Et puis, alors que tu crois que c'est terminé, non... Il en a encore! Mais les ruines là-haut, quelle beauté! Je crois que c'est les plus belles que j'ai vues depuis notre arrivée en Europe. On pouvait facilement imaginer la vie avant. Dans le creux des collines, nous pouvions voir les fondations d'anciennes maisons, c'était impressionnant. Que dire de la vue de la baie une fois au sommet? Je ne peux pas la décrire avec des mots. Je vous laisse admirer. 


La descente fut un peu moins forçante quoique les gouttes de pluie se sont mises de la partie et que les marches de pierre étaient un peu glissantes. Nous avons même pris le temps de compter les marches... 1300 ! Ouf! Les cuisses se faisaient ressentir pour le reste de notre flanage dans la vieille ville...  


Une fois de retour à bord, une bonne douche et un bon diner plus tard, nous quittions la baie de Kotor pour nous rediriger tranquillement vers Venise, le port terminal de notre belle croisière à bord du MSC MUSICA. La Méditerranée c'est beau, c'est tout ce dont j'avais en tête depuis si longtemps... J'aurais voulu que ça dure plus longtemps, que les escales soient plus longues. 

Une prochaine fois... 


Un dimanche de Karneval


Vous vous souvenez que je vous avais dit qu'Halloween n'était pas tellement célébrée ici en Allemagne? Et bien je crois bien avoir compris pour quoi cette année. Le K-A-R-N-E-V-A-L ... Quelle célébration! L'an passé nous étions en voyage à Budapest et Prague alors nous n'avions pas eu vraiment conscience de l'engouement autour de ces festivités. Bon je me doutais bien que c'était gros, les enfants ont quand même une semaine de congé d'école pour l'occasion et les maisons sont décorées aux couleurs du carnaval, clowns dans les fenêtres, picots de couleurs un peu partout. Pas besoin d'Halloween pour les Allemands, sérieusement, je crois que leur concept de Karneval est encore plus fou. 

Bon il y a une histoire de prince et de princesse de chaque ville/village (ça, je n'ai pas encore trop compris exactement le fonctionnement), les festivités dure environs une semaine et c'est l'occasion parfaite pour petits et (surtout) grands de faire la fête. Les partys sont nombreux, tout comme le profit réalisé sur la vente de boisson pour l'occasion. Encore cette après-midi, alors que j'essayais d'endormir Elliot dans sa chambre, j'entendais le son de la musique qui résonnait à plein! Il y avait certainement encore des festivités au village. Ils savent s'amuser ces Allemands-là! 

Habituellement, les parades destinées aux enfants ont lieu le dimanche. Les petits revêtent leurs costumes se rassemble le long des rues principales des villes et villages afin de voir les mascottes et les chars allégoriques défiler. Des bonbons sont lancés dans les airs, la grosse musique est de la partie, les petits sont heureux! Des friandises, des petits jouets, des peluches, des petites bouteilles d'alcool (oups! ça s'est plutôt pour les parents!), j'ai même trouvé 4-5 petits paquets de mouchoirs dans les sacs des petits... Bref, c'est un peu comme passer l'Halloween sans même avoir besoin de faire le porte-à-porte. Génial, non? 


Ce qui est génial, c'est que dans la même journée (et parfois même les autres jours), il est possible d'assister à plusieurs parades dans les différents villages. Vous imaginez un peu la récolte de bonbons... Nous avons assisté à deux défilés près de la maison. Les petits étant encore un peu malades, nous avons plutôt pris ça relax et avons profité de l'occasion pour leur faire prendre un peu d'air frais, faisant une sieste entre les deux parades. Elliot à bien toléré le premier défilé, mais était complètement amorphe pour le deuxième... Pauvre bébé. Une chance qu'on a un papa fort aux bras confortables.


Mon petit homme... :( Heureusement, aujourd'hui il semble reprendre des forces après une consultation chez le docteur. (Juste au cas où vous vous demandez... On va s'en sortir!)



Ma belle maman était bien heureuse de prendre part à la fête! Comment ne pas sourire? Elle est avec nous encore pour 2 semaines, on en profite au maximum.


Awesome, non? J'ai déjà hâte à l'an prochain! Pas question de le manquer.

Ce genre de longue semaine. Tu es une super maman.


Oui, c'est bien ce genre de longue semaine. Là où la maternité te rentre dedans à grand coup de fatigue. Ce genre de semaine où les journées sont trop longues et les nuits trop courtes. Les cernes sous tes yeux sont de plus en plus creux et ta crinière elle, auraient grandement besoin d'un peu d'amour. Too bad, pas le temps de lui en donner parce que chaque petite partie de ton corps est sollicitée toute la journée par ta progéniture qui réclame que toi. TOI. Personne d'autre. 

Les cheveux gras, la queue de cheval toute croche et les restants de mascara de la veille sur tes yeux bouffis, ton café ne t'a jamais semblé si long à couler le matin. Trop occupée à moucher les nez qui coulent, t'inquiéter des petits fronts bouillants et accourir lorsque tu les entends crier: «Mamannnn! » au creux de la nuit, entre une quinte de toux qui ne finit plus et les pleurs de tes minis qui ne se comprennent plus. La maternité dans son plus glam hein. 

Certainement pas, je sais. Matin après matin, tu te retrouves plantée là dans ta cuisine, ta robe de chambre en mou-mou et tes vieilles culottes de pyjama, le haut et le bas qui match pas, tant pis. La fatigue s'accumule. Complètement découragée du moment mais, tu es là. Fidèle au poste. Ton corps est là. Ta tête elle, est complètement ailleurs, dépassée, fatiguée. Tu es là à te demander comment tu vas passer au travers une autre journée avec si peu de sommeil en banque. Tu avales un café, des fois deux, des fois trois. Et puis bon, on le sait bien, tu finis toujours par passer au travers ta journée. Tu es une super maman. 

C'est ça être maman... Oui. C'est aussi ce genre de semaine qui ne finit plus. 

Ce n’est pas juste rose, ce n’est pas toujours chic mais qu'on se le dise, c'est ce qu'il y a de plus vrai, de plus authentique, de plus fort. 

Tu trouves la force de sortir du lit pour la dixième fois alors que tu es convaincu que tes jambes ne suivront plus. Tu réussis à dénicher toujours plus de patience alors que tu étais certaine que tu n'en pouvais plus. Tu réponds toujours présente, même après les 8937458734 fois où tu entends tes petits appeler ton nom: «Mamannnn!»

Quand ces petits bras prennent ton coup, quand leur petite tête toute chaude trouve repos sur ton épaule, tu sais très bien que malgré ces semaines qui ne finissent plus et ces traits fatigués sur ton visage, tu es la plus chanceuse du monde. Tu es tout pour eux. Ils ont besoin de toi. 

À toi, maman fatiguée et cernée, je te lève ma meilleure tasse de café! 

Tu es une super maman. 

Les bouches de Kotor, Monténégro.


Apprécier, admirer, célébrer, savourer, écouter, reconnaitre... Ces mots je ne les lâche pas. Si je pouvais, je les roulerais en petite petite petite boule et je les glisserais dans le creux de leur oreille, en espérant qu'ils demeurent bien encrés au centre de leur tête et qu'ils grandissent en se les rappelant constamment. Tu vois la vie comme tu le veux bien. Tu fais ton bonheur. J'essaie de les garder le plus possible dans ce chemin. Mais bon à leur âge, ils ont besoin que je les ramène un peu et que je leur rappelle ces mêmes mots souvent. 

Ce matin-la sur le bateau, c'était justement un cas d'apprécier, d'admirer, de célébrer, de savourer, alouette...  Je leur avais expliqué qu'on allait voir quelque chose de beau et de grand, quelque chose qu'on ne voit pas tous les jours et qu'il fallait vraiment apprécier le moment. À ce que racontaient les internet, les livres de voyage et les voyageurs passés, l'entrée dans la baie de Kotor (Monténégro) était majestueuse... Il ne fallait rien manquer.


Nous avions mis le cadran pour 5h00, bien avant que le soleil se lève, alors qu'on distinguait encore à peine la différence entre le noir du ciel et la couleur de l'eau sur laquelle nous naviguions. Nous avons tiré les petits du lit en leur disant encore qu'on allait voir quelque chose de beau. Ils dormiront plus tard. Déjà lorsque nous nous sommes rendus à la cafétéria, nous commencions à apercevoir des petits points de vie s'illuminer dans les énormes montagnes qui nous entouraient.  On a avalé nos croissants rapidement, but notre café et nous nous sommes dépêchés de sortir sur le pont pour profiter, savourer, admirer le spectacle. Heille, c'est beau la terre. C'est beau en maudit. Nous n'étions pas les seuls à avoir mis leur cadran de bonne heure ce matin-là. 

Le rideau s'est levé tranquillement, en même temps que le soleil. Tout un show! Nous étions aux premières loges.


C'était calme et tellement plein de sérénité. J'avais l'impression d'être dans une peinture, dans une carte postale. C'était fascinant de voir l'ampleur des montagnes et ces petites maisons qui se nichaient à leur pied. Plus grand que nous. Plus on s'enfonçait dans la baie, plus la vie se faisait présente. C'est comme si Kotor nous disait bienvenus, nous ouvrait la porte de sa maison. Quel bel accueil! Dire que je ne connaissais même pas cet endroit.


Nous nous sommes enfoncés comme ça une bonne heure jusqu'à être complètement encerclés par les montagnes. C'était délicieux à voir. Et c'est là que j'ai surpris ma Lilou dire à son frère (je m'entendais moi-même parler, petite éponge) : « Ok Elliot! Prends des photos avec tes yeux! ». 

Right-on ma Lili! Tu as tout compris. Il y a de ces moments où il faut ouvrir grand grand les yeux et capturer toute cette beauté pour la garder précieusement à l'intérieur de notre tête, dans nos plus beaux souvenirs. Il faut se le dire, il faut s'arrêter pour apprécier. 

Et c'est comme ça que notre escale au Monténégro a débuté. La barre était haute pour la suite.