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Carte postale de Bavière (Bamberg, Allemagne)


19 mars 2016, 

Enfin! J'avais l'impression de découvrir l'Allemagne que je me suis toujours imaginée, celle qui était dans ma tête avant notre déménagement. La Bavière... Dans toutes ses couleurs, ses maisons peintes, ses grosses bières et ses dirndls (robe traditionnelle allemande). Ce n'est pas que mon coin de Bavière très rural me déplait, au contraire je l'adore, mais j'avais hâte d'en connaitre davantage de mon beau pays d'adoption. Nous venions de faire un bon 4h de route, les petits ont été tannants comme jamais et franchement il était temps que nous nous arrêtions pour nous dégourdir et ventiler un peu. Bamberg était l'endroit parfait pour couper notre itinéraire jusqu'à Oberammergau en deux et en plus j'avais lu le nom de cette ville dans plusieurs "TOP des plus beaux endroits cachés d'Allemagne". Et c'est effectivement magnifique comme place, le genre de petit endroit que j'aime, un cachet énorme et pas trop de monde (je suis un peu rendu sauvage je crois ahah). Aussitôt les fesses en dehors de l'auto, je ne savais plus où donner de la tête... Il y avait du beau à tous les coins de rue. 


^^ J'ai eu un gros crush pour cette belle maison bleue...


^^ Les enfants ont profité de la vente trottoir d'une librairie pour bouquiner. Ils étaient bien excités de tomber sur la version allemande du Petit Prince.


Sur la grande place (du moins il me semble que c'était la grande place), il y avait un petit marché, un peu plus de monde et déjà, quelques décorations en l'honneur de Pâques. De jeunes étudiants vendaient des petits cocos de Pâques afin de ramasser des sous pour les réfugiés syriens. C'était une belle circonstance pour parler aux enfants encore une fois (puisque nous sommes beaucoup exposés à la situation ici en Europe) de cette triste réalité et de les sensibiliser un peu. Ils ont bien aimé écrire (pour Lili) et dessiner sur leur oeuf de Pâques. 


 Nous aurions définitivement pu flâner des heures dans cette belle petite ville, mais nous devions poursuivre notre route histoire d'arriver à destination à une heure raisonnable. Le temps de manger de la saucisse de la place et une bonne soupe aux petits pois frits dans un mignon petit restaurant de Bamberg et nous voilà sur la route à nouveau... Si vous passez par la Bavière un jour, je vous recommande assurément d'aller vous pavaner dans ses étroites rues pavées médiévales. 

De mon côté, pour mon prochain billet, je vous donne rendez-vous au sommet de l'Allemagne! 

Les arbres de Pâques! On célèbrera plus tard...



Dimanche matin tout doux, enfin de retour dans le confort de notre maison. C'est tellement le fun partir en voyage... Mais retrouver son nid après un long moment passé ailleurs ça n'a pas de prix. Je crois que c'est dans ce moment-là qu'on apprécie notre chez nous au maximum... Home sweet home. 

J'ai vécu un gros 35 secondes de culpabilité quand j'ai réalisé que c'est aujourd'hui Pâques et que je n’avais absolument rien préparé pour notre traditionnelle chasse aux cocos qui est attendue par les enfants (surtout Lili qui a une très bonne mémoire des années passées!). Je me suis dis par après qu'on s'en foutait un peu. Ce qui est vraiment cool c'est que les enfants n'ont pas vraiment encore conscience de la date, du jours, du moment exact. On remettra ça à cette semaine! Ce sera le matin de Pâques pour nous, mercredi ou jeudi ou même dimanche prochain... Mom et dad ont de l'énergie à rattraper et des brassées de linges sales post voyage à faire! aha Heureusement, c'est congé d'école pour Lili toute la semaine encore donc on pourra continuer à célébrer Pâques et la venue du printemps un peu plus longtemps. 

J'avais par contre pris un peu d'avance avant nos vacances à l'extérieur et j'avais fabriqué des arbres de Pâques avec les petits. J'adore ça. Je trouve ça tellement mignon et ça décore la maison parfaitement. Un genre de sapin de Noël, mais aux couleurs du Printemps... Les Européens sont forts là-dessus, les arbres devant les maisons sont souvent remplis de petits cocos et il existe même des marchés de Pâques où on peut se procurer une foule de petites décorations. C'est une autre des 1001 raisons d'aimer vivre ici, ils savent si bien célébrer chacune des saisons ces Allemands. Je rapporte ça dans ma valise au Canada c'est certain... Une autre belle tradition pour notre famille.

Joyeuse Pâques à vous tous! Mangez tout plein de chocolat! 

Je ne sais bien pas ce que j'échangerais pour une grosse poignée de mini eggs Cadbury! 


& l'an passé en Suisse... 


Mon journal voyageur : Un beau projet pour faire voyager vos élèves autour du globe.



Il y a quelques semaines, je levais la main haut et fort suite à la demande d'une amie qui cherchait dans son entourage, une personne qui habitait loin à qui envoyer un journal voyageur. Quelle bonne idée! J'étais complètement charmée par le projet qui au bout du compte, permettra à un élève du Québec de « partir en voyage » page après page en découvrant au travers les écrits de différentes personnes, l'itinéraire que ce petit cahier aura parcouru durant l'année scolaire. C'est définitivement le genre de truc qui m'aurait passionnée lorsque j'étais sur les bancs de l'école primaire! 

Qu'est-ce qu'un journal voyageur? 

En fait, c'est simple! C'est un(e) enseignant(e) qui au début de l'année scolaire, prend l'initiative de fabriquer avec chacun de ses élèves un journal qui partira en voyage. Dès la première page, les explications sont claires. On y retrouve une brève description du projet, une présentation de l'enseignant, le lieu d'où le journal partira (école, ville, région) ainsi que l'adresse et la date approximative de retour à respecter. Tant et aussi longtemps que cette date n'est pas arrivée, le journal doit continuer de voyager. 

La première lettre du cahier est en fait celle de l'élève à qui appartient le journal. L'étudiant écrit au premier destinataire (la personne qui dans ses connaissances habite le plus loin possible) en se présentant, en décrivant sa famille, l'endroit où il habite, ses passe-temps préférés, etc. Quelques photos sont également collées ici et là, nous permettant d'en apprendre davantage sur la personne ou l'endroit où elle habite. Et une fois le tout terminé, le journal voyagera (par la poste) jusqu'à sa prochaine destination où encore une fois, une nouvelle personne se présentera à son tour et décrira son coin de planète en mots et en photos.

 J'ai tellement eu de plaisir à participer à ce projet avec Lili. C'était super de raconter un peu notre quotidien ici en Europe et de mettre notre petite touche dans le journal. Nous avons passé un bon moment à lire les lettres et à regarder les photos que contenait jusqu'à présent le cahier. Nous avons vraiment eu l'impression de voyager, les fesses sur notre divan. Il est beau notre Canada! Il est maintenant le temps que ce journal voyageur goûte un peu au continent européen... J'aimerais tellement voir la face de l'élève lorsqu'il (ou elle! je garde ça secret, tout d'un coup que... hihi) recevra son cahier. Quelle belle façon de stimuler l'intérêt de nos jeunes pour le voyage, le monde et les différentes cultures. Chapeau pour la belle idée!

Bon voyage petit cahier! Tu seras entre bonnes mains chez les bretons... 


Voyager avec maman à son bras..


Je vais toujours me souvenir de ce moment. C'était un moment intensément puissant, comme ceux qu'on ressent seulement quelques fois dans sa vie. Je crois que chaque voyageur voyage dans le but de vivre ce genre de feeling, un feeling qui s'explique difficilement, mais qui te rentre dedans à cent mille à l'heure, qui vient tout secouer en dedans, qui te fait brasser toutes sortes d'émotions. Si ce fut un instant si particulier c'est probablement parce qu'une foule de sentiments m'habitaient en même temps et se mélangeaient si fortement au présent, à ma vision du moment, au paysage renversant qui était là devant mes yeux. 

C'était sur la route nous menant au phare du Cap de Formentor, nous nous sommes arrêtés à une des haltes routières où la vue était spectaculaire : Mirador de Sa Creueta. Et comme toutes les autres fois, Daniel a pris les devants avec les enfants, ma mère et moi sommes restées dernières et avons avancé doucement, un pas à la fois. J'avais maman à mon bras...


Des yeux, ça va de soi, nous en avons tous deux. On n'y pense pas vraiment, on nait avec, ils nous appartiennent et nous permettent de voir la vie. Les siens sont verts, comme les miens, comme ceux de Lili... Ça me fait sourire.

« Vous savez les enfants, il faut faire attention avec mamie et y aller doucement, ses yeux sont brisés... » C'est la façon que j'ai trouvée pour simplifier la maladie de ma maman auprès de Lili et d'Elliot qui ne comprenait pas trop pourquoi mamie ne voyait pas très bien, les cherchait souvent alors qu'ils étaient pourtant à ses côtés. Pourquoi elle avait 283749824 bleus sur les jambes à force de se cogner et tombait quelques fois à défaut d'avoir pu éviter un obstacle... Et bien, croyez-moi, ma maman a les yeux brisés les plus courageux que je connaisse. Si je me permet d'en parler ici, c'est parce que je sais qu'elle a accepté sa maladie depuis longtemps et qu'elle en parle ouvertement.


On est quand même habitué de voyager doucement à cause des petits. Ou à l'extrême, on va trop vite à cause que Lili et Elliot ne tiennent pas en place et veulent tout toucher ou escalader (OUF!). Je me disais qu'avec maman ça serait pas mal pareil. Mais non, ce ne l'était pas du tout. Il a fallu y aller encore plus tranquillement, choisir les bons chemins, s'arrêter vraiment pour lui montrer les choses, être patient, s'adapter... Et vous savez quoi! C'était FABULEUX! J'ai l'impression que nous avons encore plus savouré le moment et nous avons admiré les paysages encore plus profondément. C'était différent de tous les autres voyages et pour cette raison c'était unique et merveilleux. 


Le paysage était époustouflant. Je dis souvent ça, je le sais (on en a vu en maudit des belles places!), mais cette fois c'était particulier. Devant la mer à l'infini et ces rochers tellement imposants, maman à mon bras, j'ai vraiment été touchée. 

Depuis toujours ma mère ne voit pas bien. Elle n'a jamais vu parfaitement. Et une triste réalité de sa maladie c'est qu'elle est dégénérative, son champ de vision diminue avec le temps. Je me souviens lorsque j'étais encore toute jeune et que je commençais juste à comprendre cette maladie qui donnait de la misère aux yeux de ma mère et qui un jour allait lui prendre sa vision. Je me suis demandé si elle allait encore bien voir quand j'allais devenir une femme, quand j'allais avoir des enfants. Ça me préoccupait tellement. Le temps a passé, les années aussi et elle a vu tout ça. J'en suis tellement reconnaissante. Lorsqu'on se revoit après une longue séparation, j'ai peur, j'angoisse un peu de voir comment cette maudite maladie aura pris de l'ampleur. Chaque fois c'est pareil, je trouve dont bien que sa vision a encore changé... Mais l'important c'est qu'elle voit, tout simplement. 

Alors voilà, c'est surement pour un peu toute cette grosse histoire que ce moment a été si spécial pour moi. J'ai réalisé ce qui en était vraiment... Ma maman était à mon bras, en Espagne au bout du monde, les yeux débordants d'images plus belles les unes que les autres... Elle pouvait voir. C'est tout. C'est ça... C'est tout ce qui compte. C'est de cette chance immense qui fallait être conscient. 

En attendant, ses beaux yeux verts continuent de faire du chemin, d'emmagasiner toute la beauté et la lumière qu'ils peuvent capturer, merci la vie.  

en février, dans l'armoire à livres...


Ce n'est pas un secret, j'adore les livres. Depuis que je suis maman, j'ai me suis découvert une petite obsession pour les livres pour enfant, leurs belles illustrations et leurs morales puissantes. De fil en aiguille, j'ai embarqué mon homme dans ma folie et il prend sérieusement plaisir à apporter les minis à la bibliothèque, faire un stop dans une librairie ou lire des histoires aux enfants en anglais, mais en français aussi (il dit que ça le pratique et l'aide à s'améliorer). Je suis pas mal fière de lui.

Dans le but de partager cet amour-là avec vous, de vous suggérer les titres que nous avons aimés et de peut-être même vous inspirer à lire encore plus avec vos minis (c'est tellement important!), j'ai décidé de vous faire une nouvelle série "dans l'armoire à livres". Vous avez compris le principe, chaque mois je vous ferais un petit top des albums jeunesse (franco et anglo, parce qu'à la maison c'est pas mal 50/50) qui ont capté l'attention de mes petits monstres ou qui ont particulièrement charmé mon coeur de maman. J'espère que l'idée vous plaira autant qu'à moi!

Ready? GO!



1. Lili et l'ours de Raymond Briggs aux éditions Grasset Jeunesse

Bien que l'hiver ici n'a rien comme nos hivers canadiens et que la neige s’est encore fait désirer par les petits (sans jamais vraiment arriver, bouhhh), je souhaitais mettre un peu de lecture "hivernale" dans nos choix de livres. C'est un beau GROS livre comme je les aime. Les illustrations sont douces et particulièrement réalisées, un peu comme si ça avait été fait juste pour nous à même les pages avec une bonne vieille boite de prismacolor. C'est l'histoire d'une Lili (et oui!) qui cache un ours polaire dans sa chambre avec qui elle finit par se lier d'amitié.

2. Le mouton farceur de Mark et Rowan Sommerset aux éditions Milan
Lili et Elliot sont en plein dans l'âge ou les mots pipi-caca-pet sont probablement les plus drôles à leurs oreilles. Pas étonnant que ce livre-là ai été SI populaire. Si je ne l'ai pas lu 10 fois, je ne l'ai pas lu une fois... Vous voyez ce que je veux dire! On y rencontre un dindon qui finit par manger des pastilles à la malice et vous imaginez bien ce que sont en fait, les pastilles à la malice. Fou rire garanti!

3. Je suis un lion d'Antonin Louchard chez Seuil Jeunesse
Ce livre est un des préférés d'Elliot, probablement à cause de son petit format carré et sa couverture hyper rigide. Les phrases sont courtes, il se lit assez rapidement (mon petit homme n'aime pas encore rester assis très longtemps, la bougeotte lui prend assez vite). Les images sont simples, mais captivantes. On va droit à l'essentiel... Le canard et l'alligator! Avec ma Lili, j'ai pu avoir une belle discussion sur la morale de ce livre. Dans la vie, tu peux être qui tu veux, peu importe ce que les autres disent ou pensent... Un message que je juge très important. 

4. Vieux Thomas et la petite fée de Dominique Demers et Stéphane Poulin chez Dominique et compagnie

Ce livre m'a été suggéré indirectement par Genève (la femme créative et talentueuse derrière Sweet Life Pictures et Juste un petit mot allez y jeter un oeil!) dans le temps des fêtes. C'est un petit bonbon de livre, une belle histoire toute douce que j'ai particulièrement apprécié lire avec Lili (6 ans) qui est une grande sentimentale. Il faut par contre être prêt à affronter des thèmes sensibles avec son enfant, la mort par exemple. Il est moins récent que les autres livres, vous aurez peut-être un peu plus de difficultés à le trouver, mais il en vaut la peine.            

5. Mix it up! de Hervé Tullet aux éditions Chronicle books

Ok, celui-ci est merveilleux! Nous l'avons TOUS adoré! Un livre parfait pour les minis artistes et pour les petits bricoleurs. C'est simplement génial et super éducatif. Il y a peu de texte (Ne vous arrêtez pas au fait qu'il est en anglais, pas besoin d'être suuuuper bon pour lire ce livre!). Au fil des pages, on y explique les couleurs et comment on les obtient. Tout est bien illustré et permet facilement aux petits de comprendre le processus de création de couleurs en les faisant participer et en stimulant leur imagination : « Mets un peu de bleu sur le rouge, mélange bien et Tadammm! Un beau violet! ». 


Entre ville fortifiée et forêt espagnole (Alcudia & Es Coll Baix, Mallorca)



Nous nous sommes levés tôt ce matin-là, pas question de perdre une minute de ce précieux temps sur l'île. Le lunch pour la journée était prêt, nous avions fait le plein de bouteilles d'eau et la map de l'île était déjà bien annotée, colorée, dessinée... Notre itinéraire était décidé, j'avais méticuleusement épluché mon guide la veille au soir, coupe de vin rouge d'Espagne à la main... C'est beau les vacances! Premier arrêt de cette belle journée, ALCUDIA.

En arrivant en Alcudia, c'est ses murs fortifiés qui te souhaitent la bienvenue. Je suis encore impressionnée de la couleur orangée de la pierre qu'on retrouve un peu partout. En vivant depuis près de deux ans en Europe (terre des châteaux) et en ayant visité plusieurs forteresses (phares, palais, châteaux) un peu partout, c'est plaisant de voir la différence entre l'architecture d'un pays à l'autre. Je ne suis pas calée dans ce domaine, mais à force de les admirer ici et là, il faut croire que l'oeil devient pas pire. J'étais en extase devant les palmiers (dit la fille qui n'avait jamais voyagé avant notre expatriation, ni même dans le sud tsé!), pour moi c'était vraiment du nouveau. Je me croyais presque dans un film. 

Cette porte c'est la Porta del Moll, tout droit sortie d'une carte postale. De l'autre côté, à l'intérieur des remparts, c'est la vieille ville et le début de la zone piétonne (Vivement les zones piétonnes! Let's go les minis, courez en masse sans crainte de vous faire écraser comme une galette!). C'est toujours excitant d'imaginer ce qui se cache de l'autre côté de la porte. Un vrai voyage dans le temps et dans l'histoire... 


C'était si calme, presque déstabilisant. Mercredi matin, un peu avant 9H00,  les petits cafés s'apprêtaient à ouvrir leurs portes et les rues commençaient à s'animer doucement. Encore une des joies de se lever tôt et de voyager hors saison! La vieille ville est magnifique, les rues, les couleurs chaudes, mais douces à la fois, les oranges et les citrons dans les arbres (encore une chose qui m'a vraiment fascinée...). Après avoir flâné dans les rues et ruelles, nous sommes grimpés sur les remparts pour avoir une vue complètement différente, mais tout aussi belle. On voyait d'un côté l'extérieur de la ville fortifiée, donc les montagnes rocheuses et la mer au loin et de l'autre, on avait vue sur les cours arrière des bâtiments à l'intérieur des remparts. Par moment c'était un vrai chaos, tout semblait tout croche, tout défait, tout magané par le poids des années passées. C'est tellement un beau feeling d'être dépaysée comme ça.


Après avoir passé une bonne heure à l'intérieur des murs, nous avons repris la route pour essayer de nous rendre (ahah) à ES COLL BAIX, une plage super isolée, mais paraitrait-il une des plus belles de Majorque. Seulement accessible à pied en environ 30 minutes de marche, on avait l'espoir plus grand que la réalité. Nous nous sommes quand même aventurés le plus loin possible dans la forêt avec la voiture et je me souviens m'être dit à un moment que je n’espérais sincèrement pas qu'on reste pris ici dans un des nombreux trous sur la route vraiment pas entretenue (OMG, je nous trouvais un peu cowboys et je craignais un brin pour la suspension de l'auto...). C'était désert. Et puis bon, par impossibilité d'aller plus loin avec la voiture, nous nous sommes garés et avons décidé de poursuivre à pied. 

Je vous rappelle que nous étions avec ma maman qui ne voit vraiment pas beaucoup et pour qui nous suivre dans nos mille et une bonnes idées (ahah) est un vrai challenge. Elle est merveilleuse ma maman ! Certes la promenade n'a pas été facile pour elle, les petits sentiers à peine défrichés et pleins de cailloux n'étaient vraiment pas évidents à franchir. Nous l'avons par contre écoutée et lorsqu'elle nous a dit que c'était suffisent, nous nous sommes arrêtés. Heureusement, nous étions rendus devant une vue magnifique. Je suis restée avec elle en plein milieu de la montagne pour admirer le paysage tandis que Daniel (Elliot sur le dos) et Lili sont partis explorer plus loin pour tenter d'atteindre la plage isolée. La mission était plus dure que prévue, heureusement ma Lili semble déjà particulièrement douée pour le hiking, elle adore marcher en forêt, en montagne et escalader les rochers. Ils sont réapparus une demi-heure plus tard, sans avoir réussi à toucher la plage, mais en ayant partagé un super moment avec papa. 


La voyez-vous cette joie? Le bonheur d'être là, d'avoir repoussé ses limites encore un peu plus loin et de voir cette beauté de ses propres yeux. Quel beau moment passé avec ma maman qui vraiment, restera gravé pour toujours! 

Et nous avons repris le chemin de la forêt pour regagner la voiture, ma Lili gambadant sur le sentier et les rayons du soleil qui parvenaient à percer le feuillage des arbres pour nous réchauffer un peu.